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De la sécurité au volant à la dyslexie: quatre innovations au show de la tech de Las Vegas

Rédigé le 06/01/2020
AFP


Las Vegas (Etats-Unis) - L'innovation se cache dans les détails : revue de quelques objets qui ont à peine dépassé le stade de prototypes mais se sont fait remarquer dimanche lors d'une avant-première du CES, le salon annuel des technologies de grande consommation (7-10 janvier).

Bosch, le géant allemand de l'ingénierie, a dévoilé "Virtual Visor", une technologie qui s'intègre au pare-brise et utilise l'intelligence artificielle, la reconnaissance faciale et un affichage à base de cristaux liquides pour protéger les conducteurs éblouis par le soleil.

Une caméra suit les ombres sur le visage de la personne au volant et des algorithmes analysent sa vision pour obscurcir seulement les zones du pare-brise d'où vient la lumière aveuglante.

Les éblouissements causent des milliers d'accidents chaque année, d'après une étude de l'autorité américaine de la sécurité routière citée par l'entreprise.

"Parfois ce sont les innovations les plus simples qui ont le plus grand impact", a déclaré Steffen Berns, président de Bosch Car Multimedia.

Un porte-parole a indiqué que le groupe était en discussion pour commercialiser cette technologie.

La start-up française NextMind a réinventé le mythique jeu vidéo de la chasse aux canards de Nintendo: sans pistolet électronique ni manette, le joueur n'a qu'à se concentrer intensément sur le canard pixellisé volant pour le foudroyer, littéralement, du regard.

En portant un bandeau sur le crâne avec des capteurs à l'arrière - au niveau du cortex visuel - on peut aussi sélectionner des commandes à l'écran, comme des chaînes de télévision ou le volume sonore.

Cette technologie capte les signaux neuronaux pour comprendre les intentions de la personne, et les traduit dans des applications adaptées.

L'utilisateur a ainsi l'impression de contrôler directement l'image à l'écran par la pensée, même si cela peut demander quelques secondes de concentration pour faire exploser un canard en plein vol.

NextMind a prévu de commercialiser des kits de développement pour les professionnels (éditeurs de jeux vidéo, réalité virtuelle...).

Teratonix propose de générer de l'électricité à partir des ondes électro-magnétiques pour alimenter les capteurs domestiques ou urbains, qui se multiplient à l'ère de l'internet des objets. Il n'y aurait ainsi plus besoin de câbles ou de piles dans ces petits boîtiers qui mesurent la température ou les mouvements, par exemple.

Les ondes de radio-fréquence sont largement disponibles dans l'air, aussi bien dans la rue qu'à la maison, puisqu'elles sont produites par le wifi ou les antennes cellulaires.

"Nous avons eu l'idée il y a 10 ans, nous avons publié notre recherche il y a cinq ans et nous avons déposé un brevet l'année dernière", raconte Johnny Huang, le cofondateur. "Maintenant nous sommes en test avec Shell."

A terme, la start-up américaine imagine intégrer son dispositif dans les coutures des vêtements connectés, pour optimiser le fonctionnement des capteurs.

La dyslexie n'est pas une maladie, c'est un trouble de la lecture, qui ne peut pas être "guéri", martèle Lexilife, une société bretonne. Mais certains outils, et un long travail avec des spécialistes de santé, peuvent faciliter la vie des personnes qui en souffrent.

Les dyslexiques ont deux yeux dits "dominants" au lieu d'un seul, d'où une sorte d'effet "miroir" qui brouille la vue et rend plus difficile la distinction entre les b et les d, par exemple.

La lampe conçue par Lexilife émet une lumière pulsée et modulée qui supprime cet effet.

Elle doit être commercialisée à partir de fin janvier.